Moldue Mordue de Magie

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Si vous ne comprenez pas ce titre, vous êtes vraiment des non-majs et cette lecture vous passera au dessus de la tête. Si vous êtes comme moi, des apprentis sorciers en attente de votre lettre d’Hogwarts/Poudlard. 

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Depuis Noël 2000, date à laquelle j’ai rencontré le monde magique inventé par JK Rowling, je vis les sorties de livres et de films comme des retrouvailles avec de vieux amis. Je m’évade au fil des pages, je frémis du générique de début à celui de fin. Il y a cinq ans, j’ai pu avec mon amie, Marianne (Slytherin alumni) visiter les studios londoniens de la Warner Bros et voir l’envers du décor (et laisser au passage quelques livres sterling à la boutique). 

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Ainsi, je suis allée voir deux fois, de deux versions différentes le dernier film du monde magique « Les Crimes de Grindelwald », vêtue de ma tenue d’étudiante de la maison Gryffindor. Que dire de ce dernier opus ? Surprenant, émouvant mais surtout… où nous mène-t-on ? Il reste trois films à l’issue de laquelle le méchant Grindelwald perdra le duel contre Dumbledore et perdra la baguette de Sureau, mais nous somme encore 18 ans trop tôt pour connaître les tenants de ce duel ultime ; parce qu’il faut avouer que Depp et Law se battant l’un contre l’autre sur le même écran c’est vraiment sympa d’y avoir pensé ! En attendant, les premières images de Hogwarts réaniment un sentiment étrange que l’on n’avait plus connu depuis « Harry Potter et Les Reliques de La Mort »… 

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Dans l’attente du lancement du jeu mobile l’an prochain, Netflix nous offre un marathon Harry Potter que je m’amuse à regarder à l’envers (j’ai d’ailleurs découvert des retours surprenants). Pourquoi Dumbledore et sa baguette de Sureau n’a pas pu vaincre Voldemort à la fin de L’ordre du phénix ? 

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Mischief managed ! (Méfait accompli)

Never Again… J’accuse !

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Hier soir, je commençai un film sur le harcèlement scolaire … je n’ai pas pu en regarder plus car moi aussi, j’ai été la tête de turc, le souffre-douleur, la victime de petites personnes pathétiques dont je ne changerai pas le nom en fin d’article ; je me suis tu trop longtemps. 

Cela a commencé en classe de cours préparatoire à l’école privée Charles Péguy à Montreuil sous Bois, où Sophie M, agée de 6 ans me tapait dessus jusqu’à me faire tomber d’un banc. Cette gamine, de dix centimètres de moins que moi, était déjà à cet âge d’une méchanceté incroyable. Il y a eu ensuite en cour de récré, les Lucie D., Severine C., Solene P. qui faisaient leur manège de garces sous leur sourire d’ange en classe… Le point culminant fut la tentative de noyade à la piscine par Anouchka D., ce fut ma copine Julie H. qui me vengea ce jour là (elle en reparla 30 ans plus tard à ma mère, toujours autant choquée par le geste de cette camarade de classe alors âgée de 8 ans !!). A la cantine, là chef de table Agnès P. me forçait à manger le gras de la viande sous l’œil complice de la pionne Mme G, femme de gendarme…Au collège, nouvelles petites garces, et Bérengère D. me coupa les cheveux en cours de dessin (il fallut une visite chez un dermatologue pour que j’ose avouer à ma mère ce que je subissais). En classe de 4ème, ce fut ma professeure de musique qui donna l’alerte à ma mère qui allait de suite confronter les langues de bois de notre chère institution… Cette année là, on me frappait sur la tête avec une règle en fer dès que je levais la main en cours et les professeurs fermaient les yeux, Valerie M., Cecile Y., Sonia B. ont continué leur jeux d’influence jusqu’au bac !! Ma mère avec certaines surveillantes plus humaines ont essayé d’enrayer le phénomène, mais en classe de 2nde, les menaces étaient plus acides, plus dissuasives et les professeurs de plus en plus aveugles et sourds (la plupart d’entre eux). En première, une autre élève a été encore plus attaquée que moi, la menant à vouloir se mutiler… En terminale, j’avais des amies proches auprès  de qui je me sentais protégée et plus forte ; Marianne A. qui reste une de mes plus proches amies (un peu comme dans Ça de Stephen King) contre les mêmes garces qui avaient pris de la maturité mais dont les notions de bienveillance et de kharma étaient des mots de cours de philosophie… Cette année-là, deux professeurs avaient indéniablement perdu l’esprit (de pédagogie) et tout sens chrétien en me laissant en pâture à mes persécuteurs (deux garçons avaient pris part au jeu Jean-Christophe T. et Arnaud-Elie. D) jusqu’au dernier jour de classe au lycée Henri Matisse (nom different, même mentalité..). Je tiens à préciser que j’étais dans une école privée, au départ sous le sceau de la communauté religieuse de Saint François Xavier et que les pionnes et enseignantes étaient soit des religieuses, soit des dames catéchistes.

Mais je ne tremblais plus, j’avais le droit de mon côté et j’ai lancé à cette professeure de Lettres qui m’avait largement saquée pendant l’année, qu’elle était tout simplement aigrie et méchante et qu’elle ne méritait pas son poste d’éducateur (la professeure de maths avait eu à peu de mots près la même sentence. Cela faisait trois ans qu’elle me collait au tableau tous les lundis matins, me matraquant avec un plaisir non dissimulé que mes incompétences dans sa matière feraient de moi une future incompétente, malgré mon niveau en langues étrangères). Ces professeurs et surveillantes de cour de récré, Mlle R, Mme L, Mme G, étaient les adultes, ceux qui avaient le pouvoir de changer les choses, d’éduquer et de punir ces agissements condamnables ; ces jeunes monstres qui m’ont frappée, menacée, coupé les cheveux, fait vomir de stress le matin. Sujets de mes cauchemars pendant une décennie, ces bourreaux sont devenus une motivation de ne plus jamais avoir peur de qui que ce soit, malgré les menaces, les coups de poignard dans le dos (entre collègues, on ne va pas se priver non plus, surtout quand on est moins éduqué et qu’on se sent menacé par des compétences intellectuelles…). 

Alors oui, à 39 ans, après 12 ans de loyaux services chez Mickey, je suis (toujours presque) en bas de l’échelle mais au moins, je suis fière de mon travail, de mes valeurs, je ne marche sur personne pour arriver et je relève les collègues écrasés sur le chemin. J’avance pas à pas, je contemple de temps en temps le chemin déjà parcouru et je regarde avec confiance vers l’avant.

Je suis libre et je n’ai plus peur…

Curieuse Voyageuse

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Les deux mots vont peut-être de pair pour vous, je trouve pourtant qu’ils se complètent. J’ai les gènes du voyage, du mouvement, du changement ; même si la zone de confort peut sembler rassurante pour d’autres, elle m’oppresse, me fait fuir. J’emporte avec moi mes idées, mes certitudes et mes souvenirs et je les confronte de façon plus où moins douce à ma nouvelle réalité (aussi courte soit elle). Pourquoi je vous raconte tout cela ? Pour vous raconter ce que j’ai en ce moment dans la tête… Âmes sensibles, s’abstenir.

Il y a deux semaines, nous revenions de notre séjour à Quebec. Un séjour qui nous a déracinées, déconnectées de notre train-train habituel de nos voyages précédents, car cette fois-ci nous étions attendues, puis installées dans un chalet au bord d’un lac. La semaine se continua chez nos proches dans la banlieue de Quebec, avec leur famille et leur chien, une expérience humaine riche en rires (et en calories…) Ce sentiment d’appartenance, et non d’itinérance m’a laissé ici, à mon retour, avec une impression de vide, de mal du pays. 

Il y a un mois et deux jours, je revenais à la réception du Disney’s New York Hotel après près de huit mois passés à la réception-conciergerie du Disney’s Santa Fe Hotel. Un semestre plein de surprises, de chaleur humaine mais aussi de challenges qui ont fait voler en éclats mes filtres, à priori qui m’avaient été suggérés avant mon départ au delà du Rio Grande… Alors que je voyais la fin d’une époque révolue de compromis et une possible porte de sortie vers un monde plus « arc-en-ciel », on me retenait en arrière. Comme Flash McQueen qui après avoir gouté à Radiator Springs, devait retourner affronter le vrai monde, le monde dont il venait. Force et courage donc étaient mes armes pour retourner de l’autre coté du Rio Grande. 

Me revoilà, au même endroit que l’an dernier à la même date, avec plus de rêves et de possibilités par ailleurs, mais rendue incapable de tourner une page lue et relue. Triste, impassible quant aux enjeux quotidiens, impatiente de retourner à ma vie dehors, celle qui compte. Je perd un temps qui ne reviendra jamais, je revis des moments que j’aimerais tellement oublier et je compte les jours jusqu’à ma nouvelle vie. 

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Con te, partiro…

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Je n’ai pas eu la chance d’avoir une famille au sens traditionnel, j’ai eu la chance d’avoir des gens qui m’ont adoptée comme une des leurs, se sont occupé de moi comme de la famille et non comme une nounou… J’ai appris mes premiers mots d’italien en même temps que je découvrais les diverses formes de pâtes. Le midi c’était ravioli, l’après-midi devant Candi c’était le sandwich de pain à la Nutella (à l’époque où c’était encore comestible) et le dimanche chez mamie Jeanne, c’était les fameux spaghettis aux boulettes ! 

Mamie Jeanne  et Papi José étaient mes grand-parents de proximité alors que les miens, ceux du sang étaient à 700km. J’étais la troisième fille , la petite, et je n’étais jamais oubliée, eux faisaient partie intégrante de notre vie et étaient de toutes les occasions, joyeuses et moins heureuses… Mes quatre premières années furent bercées auprès d’eux, souvent, très souvent puis la vie arriva avec le déménagement et l’arrivée de papa … Nous avions toujours gardé un lien très étroit  et au fil des années, nous avons grandi, nous les filles. 

Papi José nous a quitté le premier il y a 23 ans, en février, ce fut mon premier enterrement de quelqu’un de proche. Il n’était pas des nôtres lors du mariage trois ans plus tard de ma « frangine », enfin il était dans l’air, assis entre mamie et moi. Deux choupinettes sont venues compléter la famille et d’un comme un accord avec l’univers, je suis retournée vivre auprès d’eux pendant quelques mois alors que je commençais chez Mickey… Des mois passées entre deux cuisines (ou presque) où j’échangeais autours d’une marmite frémissante de pâtes, au dessus d’une sauce sentant bon l’origan et les tomates fraiches. Dix ans ont passé, et même si avec mamie, le dialogue était devenu difficile, je faisais de mon mieux pour lui téléphoner aux fêtes et anniversaires.

Hier, journée internationale des pâtes, Mamie Jeanne, a tiré sa révérence. Après toutes ces années de présence, de sourire, de mélodies fredonnées, de plats de pâtes et de bricks, elle est allée rejoindre Papi José pour illuminer la nuit depuis son étoile.

Le plus triste ce sera de venir lui dire au revoir une dernière fois, sans pouvoir la serrer dans mes bras.