Run Far, Run Fast, Run Free

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Comme promis, mon compte rendu de ma troisième participation à La Parisienne ; mais aussi un coup de gueule contre le genre macho misogyne et rétrograde, voire médiéval.

La Parisienne 21ème édition d’abord : sous le soleil caraïbéen avec toute la générosité de ses ambassadeurs. Un parcours magnifique et surtout, comme je dormais à 5 minutes du village, une grande énergie non dépensée dans la RATP (Rentre Avec Ton Poney) avant même le coup d’envoi. Pas de sac à mettre en consignes, juste apprécier le départ dans le premier sas public. Superbe médaille de Finisheuse ; pas de RP pour autant mais un énorme sentiment de bonheur d’avoir piqué un sprint sur les derniers 400 mètres,  mais pourtant… aucune photo prise de moi avec mon joli dossard 1086 sur tout le parcours… enfin pour l’instant. 

C’était un soulagement d’être respectée en tant que femme et que sportive, car le mardi précédent lors de mon inscription au Marathon de Paris 2018, j’avais essuyé des commentaires plus qu’agressifs et misogynes quant à ma participation en tant que femme et primo-participante. A cela j’avais répondu que si je croisais ce capitaine caverne, je me ferai un plaisir de le dépasser ! A quoi, ce faux-cul avait ri tout haut à mon audace ! Je me rappelle mon père qui m’avait demandé quand ma lubie de course à pieds allait me passer ?! Même topo au bureau… Ah la grandeur d’âme masculine du 3ème siècle avant JC !!! Je reviens, heureusement vers la civilisation dans quelques jours où fitness et féminité sont des atouts professionnels. 

La semaine prochaine je retrouve mes baskets pour 21,1km à Disneyland Paris, cette fois-ci ma mère est du voyage, ma première fan et j’ai hâte de partager en direct mon week-end fou.

 

Permis de courir !

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Bonsoir !

J’écris quand c’est encore tout chaud dans mes muscles, et tout frais dans ma tête. Hier, j’ai couru pour la candidature de Paris aux JO de 2024 ! Sélectionnée pour courir avec l’ influenceuse Marine Leleu, « la p’tite nana blonde qui porte des chaussettes dépareillées », le Mulot. Souvenez-vous, j’avais eu du mal à me remettre à la course après mon semi. Ce n’est qu’après avoir rencontré « pour de vrai » Marine et retrouvé Anne au Salon du Running que j’avais retrouvé peu à peu la flamme. 

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Bref, je reçois le sms jeudi pour me dire que je suis sélectionnée permis trente autres coureurs de la Team Mulot, itinéraire 48 samedi 24 à 19 heures pour courir plus de sept kilomètres ! Je suis si excitée comme si je participais aux JO ! Me voilà partie hier après midi avec la chaleur et mon sac La Parisienne ! Je retrouve facilement le Mulot et ses manchons roses fluo derrière la station Cadet. On reçoit le beau tee-shirt rouge de l’équipe et on fait rencontres et selfies avant de nous lancer sur nos 7 km et des bananes. Je prouve encore une fois de mon allure de Tortue en baskets. Mais à ma grande surprise, Marine mais aussi d’autres coureurs restent en queue de peloton pour m’encourager, me proposer de porter mon sac, faire des boucles pour que je me sente bien dans mon allure ! Un vrai esprit olympique (comme dans cette pub pour les assurances), et je n’ai rien lâché, même si j’ai marché et bu en marchant, j’ai continué ! Et cette arrivée sur le pont Alexandre III pour clôturer cette manifestation, on l’avait bien méritée ! L’équipe Mulot ! Hier, à Paris, certains de mes ami(e)s ont participé à la Marche des Fiertés, et je peux dire que j’ai participé à la Course de la Fierté… en mode tortue… oui, mais une tortue-licorne !

Quelle que soit votre passion, quel que soit votre hobby ou votre mission de bénévolat, soyez fier(e) et souriez ! 

Courir ou ne plus courir…

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Sincèrement, cela faisait trois mois que l’envie m’avait abandonnée. Au lendemain du Semi de Paris, je n’eprouvais plus aucun plaisir, d’ailleurs j’espaçais la fréquence ne courant plus que le dimanche quand je ne trouvais pas une meilleure excuse. Dès que je commençais à courir, je me trouvais toujours un défaut dans ma tenue, dans mes baskets… Bref, la seule raison de boucler mes minuscules objectifs était que je ne voulais pas repartir dans l autre sens, les mauvaises habitudes… Je pensais pouvoir courir au Canada pendant nos vacances, j’avais d’ailleurs mis deux tenues et ma paire de baskets fétiches, mais toutes les plus mauvaises excuses se sont présentées et je suis repartie en France sans avoir couru et avec des poignées de plaisir. Mais voilà, inscrite à deux courses dont l’une au lendemain de notre atterrissage, j’ai vraiment pensé raccroché pour de bon, au vu de la misère et de la souffrance pendant cette « course marrante ».

Inutile de vous dire que pendant la semaine qui m’a séparée de mon officiel 10km, je n’ai jamais mis mes baskets ni couru le moindre kilomètre. Il fallut que je récupère mon dossard pour reprendre une flamme de passion malgré la météo chaleureuse le dimanche suivante. Je décidais donc de me préparer mentalement, et de prévoir des solutions à ma future fièvre courante. C’est donc reposée, rassurée sur le parcours et par mes accessoires anti-chaleur que je démarre avec ma collègue Jessica. 

Comme Edith (Piaf) je suis entrainée par la foule, je prends mon allure de 6’35 », une autre coureuse au débardeur orange me tient de guide jusqu’au deuxième kilomètre, je ralentis pour m’asperger d’eau et je la perd de vue. Je cours dans les zones ombragées et je marche sous le soleil qui tape bien. Et enfin le SEUL ravitaillement arrive sur la rue de Rivoli peu avant le 5ème kilomètre mais ma montre me trompe déjà depuis le 3ème. Je bois en marchant et je me douche le dos et la tête à la Vittel (oui ça fait chic !). Un quart d’heure plus tard, en arrivant sur les quais, nouvelle vague de soif et surtout je suis sèche… Je récupère une bouteille d’eau miraculeuse presque pleine et je me douche , je bois à la volée et je repars courir devant les photographes. Les jambes vont bien, mes Peg’ assurent et j’arrive au Tunnel de la mort qui tue (celui des Tuileries ) rempli de CO2 et qui ne finit pas. Je marche tout du long, mais c’est sombre et quelques coureuses sont à terre, j’ai l’impression d’être dans un Battle Royale/Hunger Games qui ne se finit que quand le jour se lève. Et enfin au 8eme kilomètre, le jour nous accueille dans sa chaleur écrasante. Je cours gonflée de courage pour ces deux derniers kilomètres et puis un vieil ennemi revient au galop : le point de côté, ce truc de débutant qui nous fait douter du bienfait du sport. La dernière ligne droite et je franchis la ligne d’arrivée après 1h19m11s. Pas un record, mais pour moi, une bonne course avec de bonnes sensations (et des moins bonnes), pas de douleur dans les jambes ni dans les pieds. Un très beau parcours à 90% et surtout un feu rallumé. Et quel feu… un phénix en baskets ! 

 

 

Ma France…

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Je suis née en France, à Paris dans le XIIIème arrondissement au début de la dernière année des 70’s. J’ai été gardée par une nounou avec une culture culinaire sicilienne et tunisienne. J’ai grandi dans le 93 avec des camarades africains, beures, antillais, mais aussi des quatre coins de l’Europe. J’avais mon argent de poche en Francs. J’ai passé mon BAC avec des copines kabyle, arménienne, polonaise et uruguayenne. 

En tant qu’élève infirmière, j’ai pris la tension de nombreux patients de France et du Maghreb. En sessions d’été aux Etats-Unis, j’ai partagé ma chambre avec des italiennes, brésiliennes, japonaises et j’ai fait le « guide » à Disneyland à des copains danois, japonais et italiens. 

Depuis plus de dix ans maintenant, je travaille avec des collègues du monde entier, de tous styles de vie et de toutes langues. Ma vie est remplie de couleurs, de mots différents et je ne pourrais pas m’imaginer vivre autre chose.                  

Un ami cubano-polonais m’a confié l’autre jour que la France c’était pour lui le pays des Lumières, de la pensée de liberté et quand il en parlait, il était aux anges. Comme les touristes qui voient la Tour Eiffel pour la première fois,  comme ceux s’extasient devant un vrai croissant en terrasse ou bien ceux qui prennent tout en photo pour garder ce moment vivant quand ils rentreront chez eux. 

Ma France, c’est celle de Fabio qui lit du Rousseau en se délectant des mots, c’est celle de Sara et Jochen qui se rencontrent et s’aiment entre l’Italie et l’Allemagne, c’est le Holà et le Goedemorgen du matin dans l’ascenseur. Ma France, c’est l’apéritif en terrasse, le piquenique improvisé et le barbecue en été. Ma France elle gagne la Coupe du Monde en 98 avec Zizou, elle gagne aussi la Coupe d’Europe en 2000 et elle célèbre sa finale contre ses amis du Portugal en 2016. Ma France, elle chante Trenet, Sardou et Brel. Ma France, elle ne pleurt ni au Bataclan, ni à Nice, ni sur les Champs Elysées de Dassin ! Ma France n’est pas monnayable à Bruxelles, ma France se compte en Euros dans mon porte-feuille. Ma France ne se met pas la hauteur des débats politiques vides pour diviser son peuple à coups de Tweets et de posts ! Merci de ne pas m’inclure dans cette France là, je prendrai la porte en silence.