Con te, partiro…

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Je n’ai pas eu la chance d’avoir une famille au sens traditionnel, j’ai eu la chance d’avoir des gens qui m’ont adoptée comme une des leurs, se sont occupé de moi comme de la famille et non comme une nounou… J’ai appris mes premiers mots d’italien en même temps que je découvrais les diverses formes de pâtes. Le midi c’était ravioli, l’après-midi devant Candi c’était le sandwich de pain à la Nutella (à l’époque où c’était encore comestible) et le dimanche chez mamie Jeanne, c’était les fameux spaghettis aux boulettes ! 

Mamie Jeanne  et Papi José étaient mes grand-parents de proximité alors que les miens, ceux du sang étaient à 700km. J’étais la troisième fille , la petite, et je n’étais jamais oubliée, eux faisaient partie intégrante de notre vie et étaient de toutes les occasions, joyeuses et moins heureuses… Mes quatre premières années furent bercées auprès d’eux, souvent, très souvent puis la vie arriva avec le déménagement et l’arrivée de papa … Nous avions toujours gardé un lien très étroit  et au fil des années, nous avons grandi, nous les filles. 

Papi José nous a quitté le premier il y a 23 ans, en février, ce fut mon premier enterrement de quelqu’un de proche. Il n’était pas des nôtres lors du mariage trois ans plus tard de ma « frangine », enfin il était dans l’air, assis entre mamie et moi. Deux choupinettes sont venues compléter la famille et d’un comme un accord avec l’univers, je suis retournée vivre auprès d’eux pendant quelques mois alors que je commençais chez Mickey… Des mois passées entre deux cuisines (ou presque) où j’échangeais autours d’une marmite frémissante de pâtes, au dessus d’une sauce sentant bon l’origan et les tomates fraiches. Dix ans ont passé, et même si avec mamie, le dialogue était devenu difficile, je faisais de mon mieux pour lui téléphoner aux fêtes et anniversaires.

Hier, journée internationale des pâtes, Mamie Jeanne, a tiré sa révérence. Après toutes ces années de présence, de sourire, de mélodies fredonnées, de plats de pâtes et de bricks, elle est allée rejoindre Papi José pour illuminer la nuit depuis son étoile.

Le plus triste ce sera de venir lui dire au revoir une dernière fois, sans pouvoir la serrer dans mes bras.

 

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