Curieuse Voyageuse

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Les deux mots vont peut-être de pair pour vous, je trouve pourtant qu’ils se complètent. J’ai les gènes du voyage, du mouvement, du changement ; même si la zone de confort peut sembler rassurante pour d’autres, elle m’oppresse, me fait fuir. J’emporte avec moi mes idées, mes certitudes et mes souvenirs et je les confronte de façon plus où moins douce à ma nouvelle réalité (aussi courte soit elle). Pourquoi je vous raconte tout cela ? Pour vous raconter ce que j’ai en ce moment dans la tête… Âmes sensibles, s’abstenir.

Il y a deux semaines, nous revenions de notre séjour à Quebec. Un séjour qui nous a déracinées, déconnectées de notre train-train habituel de nos voyages précédents, car cette fois-ci nous étions attendues, puis installées dans un chalet au bord d’un lac. La semaine se continua chez nos proches dans la banlieue de Quebec, avec leur famille et leur chien, une expérience humaine riche en rires (et en calories…) Ce sentiment d’appartenance, et non d’itinérance m’a laissé ici, à mon retour, avec une impression de vide, de mal du pays. 

Il y a un mois et deux jours, je revenais à la réception du Disney’s New York Hotel après près de huit mois passés à la réception-conciergerie du Disney’s Santa Fe Hotel. Un semestre plein de surprises, de chaleur humaine mais aussi de challenges qui ont fait voler en éclats mes filtres, à priori qui m’avaient été suggérés avant mon départ au delà du Rio Grande… Alors que je voyais la fin d’une époque révolue de compromis et une possible porte de sortie vers un monde plus « arc-en-ciel », on me retenait en arrière. Comme Flash McQueen qui après avoir gouté à Radiator Springs, devait retourner affronter le vrai monde, le monde dont il venait. Force et courage donc étaient mes armes pour retourner de l’autre coté du Rio Grande. 

Me revoilà, au même endroit que l’an dernier à la même date, avec plus de rêves et de possibilités par ailleurs, mais rendue incapable de tourner une page lue et relue. Triste, impassible quant aux enjeux quotidiens, impatiente de retourner à ma vie dehors, celle qui compte. Je perd un temps qui ne reviendra jamais, je revis des moments que j’aimerais tellement oublier et je compte les jours jusqu’à ma nouvelle vie. 

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