Je vous ai compris (or not ?)

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Ces dernières semaines j’ai parcouru le passé, j’ai découvert des amitiés, j’ai essayé de comprendre le monde qui m’entoure… Sur le dernier point, il y a du travail ! J’ai un penchant pour croire que les autres ont un bon fond même si je me suis trompée. Bref, j’essaie de penser que le plus beau reste à venir. 

Hier, l’actualité mondiale s’est superposée à la réalité de mon quotidien, et je suis restée consternée devant tant d’ignorance et de bêtise… La personne avait inscrit non sans commenter en même temps, croyant obtenir mon admiration, sous la rubrique nationalité « White American », comme si nous étions en l’an 2018 avant l’avènement des Droits de l’Homme ! Quant à la civilité de cette personne de race blanche du continent nord américain, elle s’est proclamée Lady alors que son passeport n’en faisait nulle mention… Cela fit voyager mon cerveau et mes souvenirs vers notre Dame Liberté qui accueillait les migrants dans le port de New York et du Nouveau Monde, avant qu’ils soient enfermés, questionnés … mais non séparés de leurs enfants sur Ellis Island. Mais à ce moment là, leur président actuel n’existait pas ni les précédents d’ailleurs…Ca s’appelle l’Histoire, la Culture Générale que les grands mégalomanes de ce monde arrangent à leur sauce pour servir leur chapelle.  

Nous ne pouvons pas être tenus coupables du passé, mais nous sommes responsables du futur. En tant que citoyens éduqués et conscients, nous avons le devoir de partager la mémoire collective et les héros passés pour ne pas répéter les mêmes erreurs une fois de plus. Ne nous laissons pas éblouir par des moralisateurs qui n’ont été choisis que par soif de nouveauté et de changements et non par démonstration de leur talent à gouverner.

 

Mise à Jour en cours…

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Tout a recommencé il y a deux semaines devant une bière exotique au bar de la piscine du Mauritia, quand ma mère m’a annoncé son envie d’aller visiter les camps de Auschwitz en automne prochain. Cela remettait en cause son déni de mes envies d’y aller, de visiter également le camp des Milles près d’Aix-En-Provence. Depuis que je suis en âge de comprendre, mes parents, surtout mon père a toujours mis à ma portée toute la littérature et les films, les visites aussi pour alimenter ma culture générale… agrémentée bien sûr de ses propres récits de jeune résistant pendant la deuxième Guerre Mondiale. Pendant des années donc, j’ai pu profiter de cet héritage historique qui est devenu mien et dont j’étais fière et intéressée. En 1993, nous visitons l’Israel, rares sont mes souvenirs de la visite du Mémorial (ravivée l’année suivante par la sortie de La Liste de Schindler), en 95 les hasards de la vie me font rencontrer une Survivante de l’enfer puis en 96, le programme de terminale me fait passer un nouveau stade de maturité dans ma connaissance de l’Histoire de l'(in)humanité. En 1996, nous débarquons en Normandie pour visiter plages du débarquement et mémorial de la paix à Caen. La vidéo projetée qui commence avec les vocifération du moustachu le plus tristement connu au monde me donne la nausée, les cris et les claquements de bottes se répercutent en moi avec une violence inconnue. A la veille des vacances de Noël, on nous montre l’incontournable Nuit et Brouillard, et la même violence revient tant et si bien, que pour la première fois, je pense ressentir la même haine que mes aïeux ont du avoir à l’égard de l’Allemagne Nazie. Tant de conséquences des deux côtés de ma famille, tant de récits écrits ou oraux, mais jamais oubliés. Et puis, la Libération, la paix, la Vie… ma vie… une vie qu’on espère plus heureuse, sans occupation, ni  bombe, ni privation. Je n’ai aucun doute que mes aïeux et mon père étaient des « gentils », ils avaient fait de leur mieux pour combattre le mal et protégés leurs aimés sans négociation. 

Quand en 1999, mon histoire se précipite et que je fais la connaissance de Ethan, je choisis d’apprendre l’hébreu à l’université, pour mieux comprendre, pour être meilleure (?) que mes parents, car être aussi bonne n’est pas suffisant, il faut être la branche qui pousse vers le haut et non vers le bas, nous ne naissons pas pour être des saules pleureurs… Je passe un cap à 20 ans, puis un nouveau quand j’intègre l’entreprise multiculturelle de Mickey… Et quelques 8 ans plus tard, deux films sortent la même année sur un sujet que je n’ai pas encore touché : la rafle du Vel Div orchestrée par la préfecture de Paris et de Vichy… Le cycle se reforme et je commence à voir et lire tous ces autres documents, films et récits à trous de mon père qui n’habitait pas Paris en 42 et donc qui n’a su que bien plus tard. Un fait honteux de l’histoire de notre pays, perpétré par des Français à qui on avait donné le choix de laisser vivre ou mourir. 

Au fil de rencontres, de lectures, j’assois un peu plus mon ambition de continuer la lignée, d’être meilleure et de puiser dans mes racines. Quelques fois, je sers les dents quand on insulte la mémoire des miens, et à chaque fois, je  balance une réplique bien cognée qui laisse mon attaquant sans voix. Puis je suis là,  à réserver  un voyage pour maman dans ce camp de la mort. Je recommence mes recherches et de fil en aiguille, je regarde des documentaires inédits de la BBC, des films obscurs ou moins et mes rêves se remplissent à nouveau de ces scènes vivaces et douloureuses. J’ai décidé d’aller visiter (enfin) le Mémorial de la Shoah à Paris pour boucler cette nouvelle étape de mon voyage intérieur, ma thérapie privée qui me permettra de continuer mon chemin dans ce monde qui a tellement besoin de gentils.

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Semi-Marathon, Yoga etc…

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Le mois dernier j’ai couru mon premier Semi-Marathon, une distance inimaginable il y a un an tant je ne m’étais pas engagée. Donc le 5 Mars dernier, je m’élançais tel Lee Majors dans le générique de « L’homme qui valait trois milliards » sur 21,100 km sous la pluie, la grêle et contre le vent. Mes baskets étaient telles deux piscines de deux kilos chacune que je devais déplacer. Et au bout de 2h26, je franchis la ligne d’arrivée alors que ma montre m’indiquer avoir couru un kilomètre au-delà de la distance. La médaille que je passais autours de mon cou comme une grande au dessus du poncho turquoise, je l’ai regardée longtemps avant de réaliser que j’avais franchi un cap comme quand j’avais couru ma première Parisienne. 

Dix jours plus tard, je n’avais plus envie de courir mes cinq malheureux kilomètres, j’avais couru 21,1km alors je n’avais plus rien à prouver. Le son de ma respiration m’étais intolérable et mon parcours sans intérêt et fatigant. J’ai alors laissé mes baskets et j’ai déroulé mon tapis de yoga dans le salon. Quelques respirations, trois postures faisables à mon niveau et lentement le soir, quelques postures et au lit. 

Hier, j’avais planifié une journée de repos pour aller au Salon du Running. Au programme : conférence avec Anne&Dubndidu qui m’a dédicacé son nouveau livre Objectif Running, que je vous conseille vivement car très accessible et surtout anti-régime, bref un cahier nutrition bien-être à son image !

Rencontre avec Marine Leleu la blogueuse qui met des chaussettes dépareillées et qui est super motivante et complètement naturelle.

Outre les rencontres avec des filles ruineuses aka IGRunneuses, j’ai fait de belles trouvailles : des écouteurs qui ne te saoulent pas pendant ta course, de la marque JayBirdSport et des magnets qui évitent que tu troues tes teeshirts pour y poser tes dossards. J’ai aussi reçu pas mal d’invitations pour des courses en Europe, en France qui pourraient être mes prochaines destinations. 

Mon objectif Marathon de Paris c’est 2019, deux ans pour me sentir bien à l’aise sur plusieurs semis et me préparer pour cette occasion de folie ! 

 

En Eté

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La semaine dernière, nous étions encore dans une saison assez instable, incohérente et surtout ne me permettant pas d’initier mes pieds aux sandales. J’allais écrire un article autocentré sur ma morosité de Francilienne et puis j’ai entendu sur Spotify un titre phare de l’été 1998, le fameux « I Will Survive ». Et me voilà voyageant dans mes étés passés jusqu’au premier été… 

Mes premiers étés, c’était chez les mamies, tonton, tata, la piscine dans le jardin, les histoires, la chaleur Provençale, les journées au Grau du Roi et mes premiers voyages en avion toute seule. Ensuite, j’ai rencontré le papi et avec maman, on a passé une partie des vacances à la mer dans une résidence vacances dans le Var, les premiers « petit-copains », mon premier jeu vidéo, mes parties de pêche (enterrement de poissons compris) avec papa. 

Une fois qu’on a été trois à la maison, on est partis tous les étés, tout l’été ou presque : l’Italie en passant par la Savoie, puis des mini voyages en Europe à Göteborg, Venise, Amsterdam, Istanbul et les longues journées à Cannes qui commençaient à 6h du mat’ pour trouver La place de parking devant LA plage pour ensuite partir à 11h tapantes, rentrer manger pour que papa démarre sa partie de pêche à 13h. C’était la période des Cahiers de Vacances en maths, le truc horrible qui ne garantissait en rien une meilleure année suivante dans la matière. Après la torture journalière, je me plonge dans mes 20 lectures estivales, je dévore des histoires. Passée la classe de 6ème, nous partons sur un grand voyage tous les étés ; Californie, Kenya, Louisiane-Floride, Chine et Grand Ouest Americain. Je continue la tradition en partant toute seule pendant un mois en Arkansas chez nos amis, où je découvre l’ennui et un certain esprit limité Américain. Les étés des années fac seront aussi ponctués par des voyages linguistiques aux USA ou en Grande Bretagne. 

Depuis 2003, je vivais les étés suivants comme une attente du tome suivant de Harry Potter, lu, dévoré dans la piscine à Carpentras. Et depuis mes années Disney, je reviens comme Harry chez sa tante, tous les étés en Provence pour me ressourcer. Je me demande ce que me réserve ce millésime.