Yule ou le début d’une nouvelle saison

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Après trois semaines d’hibernation automnale pendant lesquelles je me suis replongée dans ma passion pour les écrits et films magiques des sorciers et animaux fantastiques, j’ai eu le temps de reprendre goût à la cuisine, aux légumes, aux livres et à la réalisation de mon projet le plus cher. Une pause bénéfique et nécessaire donc, hier j’ai rechaussé mes baskets et je suis partie courir à une allure soutenue que je n’avais pas atteint depuis des mois. Du plaisir retrouvé, des bonnes sensations, un tri d’idées pour pouvoir me concentrer sur ma journée commençante. 

Je me suis essayée à la vidéo sur YouTube par deux fois, et me suis aperçu que j’étais d’une timidité surprenante à m’exposer devant l’objectif ; je n’aime pas être en première ligne même si c’est moi qui mène le spectacle. Je me suis amusée à me prendre pour un personnage de mes livres préférés en relisant depuis le premier tome comme je les avais commencés il y a dix-huit ans grâce à mon père toujours à la page (si on peut dire cela…). Des nouveaux objets m’accompagneront dans mon futur chez moi et je me suis prise à rêver ce matin devant un paillasson geek ! Les souvenirs sur les étagères que je ne vois plus passeront eux, à la trappe ou mieux : ils iront chez des passionnés qui sauront les aimer comme moi fut un temps… (cf Toy Story 3).

Comme un hasard, l’organisation de La Parisienne nous a informé aujourd’hui de la  future date ainsi que du thème qui me ravit le Far West ! Quand je repense à mes douze ans chez la Souris, je me dis que je fis partie de nombreux univers au fil des mois… Qui peut se vanter d’avoir travaillé auprès du Roi Lion, vendu des robes à des princesses, confectionné des confiseries, fait office de chef de gare puis de moussaillon sur un bateau à aube, raconté l’histoire de l’animation selon Disney, fait entrer des milliers d’humains (et quelques chiens guide) dans le royaume magique, guidé des célébrités (et d’autres petits héros de mon coeur), réservé des restaurants et donné la clé de chambre à des voyageurs au long cours… 

La magie continue dans ma tête, une fois que j’ai enfermé mon costume dans mon casier… comme si en dessous de mon costume, mon identité de fantaisie se révélait. Il me fallait donc une … ou plusieurs baguettes magiques qui me donnaient une nouvelle énergie pour accomplir mes ambitions, mes rêves en suspens. Cette nouvelle énergie qui me fait du bien depuis que je sais enfin où je vais et ce que je veux. 

Dans dix jours, je dirai au revoir à 2018, peut être avec nostalgie. car beaucoup de bonnes choses me sont arrivées mais je me sens prête à aller vers 2019, puis-t-elle me donner la chance de réaliser mes rêves.

Moldue Mordue de Magie

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Si vous ne comprenez pas ce titre, vous êtes vraiment des non-majs et cette lecture vous passera au dessus de la tête. Si vous êtes comme moi, des apprentis sorciers en attente de votre lettre d’Hogwarts/Poudlard. 

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Depuis Noël 2000, date à laquelle j’ai rencontré le monde magique inventé par JK Rowling, je vis les sorties de livres et de films comme des retrouvailles avec de vieux amis. Je m’évade au fil des pages, je frémis du générique de début à celui de fin. Il y a cinq ans, j’ai pu avec mon amie, Marianne (Slytherin alumni) visiter les studios londoniens de la Warner Bros et voir l’envers du décor (et laisser au passage quelques livres sterling à la boutique). 

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Ainsi, je suis allée voir deux fois, de deux versions différentes le dernier film du monde magique « Les Crimes de Grindelwald », vêtue de ma tenue d’étudiante de la maison Gryffindor. Que dire de ce dernier opus ? Surprenant, émouvant mais surtout… où nous mène-t-on ? Il reste trois films à l’issue de laquelle le méchant Grindelwald perdra le duel contre Dumbledore et perdra la baguette de Sureau, mais nous somme encore 18 ans trop tôt pour connaître les tenants de ce duel ultime ; parce qu’il faut avouer que Depp et Law se battant l’un contre l’autre sur le même écran c’est vraiment sympa d’y avoir pensé ! En attendant, les premières images de Hogwarts réaniment un sentiment étrange que l’on n’avait plus connu depuis « Harry Potter et Les Reliques de La Mort »… 

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Dans l’attente du lancement du jeu mobile l’an prochain, Netflix nous offre un marathon Harry Potter que je m’amuse à regarder à l’envers (j’ai d’ailleurs découvert des retours surprenants). Pourquoi Dumbledore et sa baguette de Sureau n’a pas pu vaincre Voldemort à la fin de L’ordre du phénix ? 

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Mischief managed ! (Méfait accompli)

Mise à Jour en cours…

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Tout a recommencé il y a deux semaines devant une bière exotique au bar de la piscine du Mauritia, quand ma mère m’a annoncé son envie d’aller visiter les camps de Auschwitz en automne prochain. Cela remettait en cause son déni de mes envies d’y aller, de visiter également le camp des Milles près d’Aix-En-Provence. Depuis que je suis en âge de comprendre, mes parents, surtout mon père a toujours mis à ma portée toute la littérature et les films, les visites aussi pour alimenter ma culture générale… agrémentée bien sûr de ses propres récits de jeune résistant pendant la deuxième Guerre Mondiale. Pendant des années donc, j’ai pu profiter de cet héritage historique qui est devenu mien et dont j’étais fière et intéressée. En 1993, nous visitons l’Israel, rares sont mes souvenirs de la visite du Mémorial (ravivée l’année suivante par la sortie de La Liste de Schindler), en 95 les hasards de la vie me font rencontrer une Survivante de l’enfer puis en 96, le programme de terminale me fait passer un nouveau stade de maturité dans ma connaissance de l’Histoire de l'(in)humanité. En 1996, nous débarquons en Normandie pour visiter plages du débarquement et mémorial de la paix à Caen. La vidéo projetée qui commence avec les vocifération du moustachu le plus tristement connu au monde me donne la nausée, les cris et les claquements de bottes se répercutent en moi avec une violence inconnue. A la veille des vacances de Noël, on nous montre l’incontournable Nuit et Brouillard, et la même violence revient tant et si bien, que pour la première fois, je pense ressentir la même haine que mes aïeux ont du avoir à l’égard de l’Allemagne Nazie. Tant de conséquences des deux côtés de ma famille, tant de récits écrits ou oraux, mais jamais oubliés. Et puis, la Libération, la paix, la Vie… ma vie… une vie qu’on espère plus heureuse, sans occupation, ni  bombe, ni privation. Je n’ai aucun doute que mes aïeux et mon père étaient des « gentils », ils avaient fait de leur mieux pour combattre le mal et protégés leurs aimés sans négociation. 

Quand en 1999, mon histoire se précipite et que je fais la connaissance de Ethan, je choisis d’apprendre l’hébreu à l’université, pour mieux comprendre, pour être meilleure (?) que mes parents, car être aussi bonne n’est pas suffisant, il faut être la branche qui pousse vers le haut et non vers le bas, nous ne naissons pas pour être des saules pleureurs… Je passe un cap à 20 ans, puis un nouveau quand j’intègre l’entreprise multiculturelle de Mickey… Et quelques 8 ans plus tard, deux films sortent la même année sur un sujet que je n’ai pas encore touché : la rafle du Vel Div orchestrée par la préfecture de Paris et de Vichy… Le cycle se reforme et je commence à voir et lire tous ces autres documents, films et récits à trous de mon père qui n’habitait pas Paris en 42 et donc qui n’a su que bien plus tard. Un fait honteux de l’histoire de notre pays, perpétré par des Français à qui on avait donné le choix de laisser vivre ou mourir. 

Au fil de rencontres, de lectures, j’assois un peu plus mon ambition de continuer la lignée, d’être meilleure et de puiser dans mes racines. Quelques fois, je sers les dents quand on insulte la mémoire des miens, et à chaque fois, je  balance une réplique bien cognée qui laisse mon attaquant sans voix. Puis je suis là,  à réserver  un voyage pour maman dans ce camp de la mort. Je recommence mes recherches et de fil en aiguille, je regarde des documentaires inédits de la BBC, des films obscurs ou moins et mes rêves se remplissent à nouveau de ces scènes vivaces et douloureuses. J’ai décidé d’aller visiter (enfin) le Mémorial de la Shoah à Paris pour boucler cette nouvelle étape de mon voyage intérieur, ma thérapie privée qui me permettra de continuer mon chemin dans ce monde qui a tellement besoin de gentils.

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Star Wars VII : Le Réveil De La Fan

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Depuis 2005  où j’étais allée découvrir l’Episode III de  LA saga de l’espace, j’attendais ce moment avec envie et anxiété. En 1999, nous avions eu le droit d’une sortie tardive de l’Episode I : La Menace Fantôme qui m’avait beaucoup déçue par son manque d’ambition et de véritable scénario. images-3

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Il y a deux mois, sur les conseils de mon collègue et ami, Eric, j’anticipais l’achat de ma place de cinéma pour la séance Imax 3D à 11h15. Ce matin, après avoir retrouvé mes amis au café pour un petit remontant, j’étais prête sur mon siège, bouteille d’eau à mon côté et lunettes 3D dégainées (ils les font TRES inconfortables pour qu’on ne les vole pas après la séance… ). Le générique commence, on applaudit comme des gamins et là c’est une grosse émotion qui monte dans ma gorge, déjà dix ans depuis la dernière fois, seize ans depuis l’épisode I et  vingt six ans depuis ma rencontre avec la saga… A l’époque, j’étais dingue d’Harrison Ford alors c’était un passage obligé.

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J’ai beaucoup aimé BB8 ; le petit cousin de R2D2, le retour des personnages de la deuxième saga ; Chewie, Han Solo, Leia et le Faucon Millénium, l’humour décalé et surtout le personnage de Rey ! Enfin une saga qui a une héroïne dotée de la Force et qui ne sort pas une banalité toutes les 2 répliques (désolée Natalie, mais ton texte m’énervait passablement). images-2

J’ai moins aimé le nom du méchant suprême ; Snoke ! Non mais sérieux, ça ne fait pas sérieux… Et le nom du pilote de la Résistance : Po. Il ne manque plus que Tinky Winky, Dipsy et Lala … J’ai eu beaucoup de mal à voir l’acteur qui jouait le frère ainé de Ron Weasley dans Harry Potter, jouer ici un très méchant. Le méchant masqué est laid, pas totalement formé au combat au sabre à part pour tuer son papa. Cette scène me rappelle la fin énervante de Qui Gon tué par Darth Maul sous les yeux d’Obi Wan. 

Je retournerai le voir mais cette fois en V.O pour savourer les voix des droids …