Rise and Run

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Cela fait une semaine que je suis devenue une « FitGirl ». C’est bizarre de se faire aborder à la salle de sports, toute rincée et au bout de sa vie par une fille la moitié de son âge qui demande « vous êtes bien une fitgirl à la télé, mais comment vous faites ? ». Je prends mon courage à deux mains, mon sac de sport et je viens m’entrainer pendant une heure quand je peux… sinon, je cours. 

Malgré un défaut de l’application Nike + qui présente une faiblesse à créer des parcours dans ma région, je me fais mes parcours dans ma tête sur le chemin du travail, ça me met de bonne humeur et le lendemain matin, je me lève tôt pour partir dès que le soleil se lève. 

Cependant, depuis le reportage de dimanche dernier, certains me reconnaissent et me demandent si je suis copine avec Anne&Dudbndidu, cela m’a d’ailleurs valu un t-shirt exclusif Nike « Are We Running Today? » et une collègue qui me félicite à la machine à café, comme si courir était un exploit… En fait, oui, c’est un exploit c’est pour cela qu’on reçoit une médaille aux courses officielles ! Oui, c’est un exploit personnel de parcourir 5, 10 ou 21 km… et je ne parle pas du Marathon ! Mais c’est aussi un exploit de se lever le matin et de se préparer à aller manger du bitume sur des kilomètres, alors qu’il fait froid et qu’on aurait enfin l’excuse de rester sous la couette. Mais de sentir l’air froid entrer dans mes narines, de voir le soleil se lever et de rentrer vivante dans mes muscles après une heure de course, c’est tout simplement magique ; j’ai refait mon monde, j’ai transformé en bénéfice jusqu’à mes petits bobos, j’ai senti ma foulée accélérer au deuxième kilomètre. 

Je fais maintenant partie d’une communauté vivante d’amis qui se connaissent ou pas encore, qui échangent quelques mots avant une course, ou bien sur les réseaux sociaux, qui s’entraident malgré les frontières et qui partagent leurs expériences même si ils ne sont pas professionnels. Tout le monde est bienvenu du moment où mettre ses baskets pour sortir courir est un plaisir. Mon entreprise m’a appris que le plaisir est la première raison de consommation de monsieur ou madame tout le monde, même si nous devons combler certains besoins, nous irons vers le produit « plaisir ».  C’est cela qu’enseigne Lisa Jackson ou la championne Paula Radcliffe « Go out and have fun ! » Certaines choses sont plaisantes de suite, certaines doivent être domptées car on ne nait pas sportivement égaux. J’aime les challenges et ensuite passer la vitesse supérieure. Voilà, ce jour de la troisième vitesse est arrivé !