Je Cours QC !

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Déjà une semaine depuis ma course à Quebec, jour pour jour. Une expérience unique, un parcours « carte postale », une organisation presque sans défaut et des souvenirs pleins la tête. Je consacrerai un article sur mon séjour au Quebec dans la semaine. 

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Pour récupérer le dossard et le chandail de la course, il n’est pas nécessaire de présenter un certificat médical ou une licence officielle, seulement la confirmation d’inscription et une pièce d’identité. Nous arrivons au Centre des Congrès de Quebec le samedi après une installation rapide à l’hôtel Château Laurier devant lequel les athlètes arriveront le lendemain. Les préparatifs vont bon train malgré le froid automnal et à l’entrée du Centre des Congrès ; pas de fouilles, ni de portail à métaux… juste des bénévoles souriants nous demandant la confirmation d’inscription aux courses. C’est un autre monde, nous avons tant l’habitude ici de se faire fouiller, inspecter au nom de l’anti-terrorisme. Nous faisons notre chemin vers le comptoir 10km puis vérification de la puce de chrono (superbe système…Hello MDP ?!) en temps réel puis enfin, je récupère le fameux chandail des courses, je le prends en grande taille femme (rappelez-vous mes mésaventures aux 3 dernières courses où je me suis retrouvée avec des teeshirts mal étiquetés, la poisse !), il m’est large au point de pouvoir glisser dessous un teeshirt technique. Nous nous promenons un peu entre les stands, les aubaines sont bonnes, de vraies bonnes affaires (Saucony), de belles découvertes (le combo manchons compression et chaussettes de marque Quebecoise), et des barres de céréales en libre service (CliffBar)… On fait la photo pré-course et on sort dans le vieux Quebec finir la journée. A l’hôtel, je profite de la piscine et nous allons nous reposer dans notre gigantesque lit. 

Mes deux cerveaux (comprendra qui veut…) se réveillent vers 5h et trois heures plus tard, nous sommes en route pour la ligne de départ du 10km. Je pars très couverte, et mes doigts sont entrain de geler, je n’aurais jamais mis de gants sur une course si longue. Les bénévoles sont là, les sas de départ sont prêts mais quand le coup de canon retentit à 8h40, tout le monde s’élance dans un joyeux désordre où personne ne vous bouscule, aucun homme ne vous insulte, bref, j’ai même le temps de faire un sourire à maman avant de m’envoler à mon tour. L’application Motigo se met en route et me distille dès les premiers kilomètres des anecdotes historiques sur la Ville Capitale. Les « taties québécoises » sont là au deuxième kilomètre, je suis si heureuse de les retrouver que j’en oublie la course ! Fan du roman de Louise Penny qui contait les énigmes de la Nouvelle France, je cours sans conscience de mon corps, comme si mon esprit voyageais à travers le temps et l’histoire sur les Plaines d’Abraham, proche de la Citadelle puis sur la Grande Allée. Quand ça monte un peu je marche, les bénévoles toujours présents crient quelquechose que j’inteprete à la va-vite comme « Marche pas ! », je me remets à courir un peu alors que ça grimpe fort, un peu plus loin un autre bénévole crie encore « Lache pas », ok donc on a le droit de marcher un peu… quand même ! Les ravitaillements d’eau, de Gatorade et de banane se succèdent à partir du quatrième kilomètre. Je me permet deux arrêts « pipi » dans des wc portables ultra propres puis je commence à me réchauffer, au septième kilomètre, je laisse mon sweat à capuche (4€ chez Primark) et au huitième kilomètre, je retrouve mes taties (Celine et Suzanne) qui ont formé une Fan Zone qui fait la holà (vague en québécois) à mon passage… Je vole, je suis habitée par une force de feu et j’arrive au dernier kilomètre pendant lequel j’entends sur mon précieux les derniers encouragements enregistrés par maman et nos amis. J’en ai encore sous la semelle et je vois l’arrivée, j’ouvre mon coupe-vent laissant apparaitre mon dossard  pour la photo finale. Je lâche les chevaux et j’entends mon nom au microphone  » Julie, après un magnifique sprint, de Montévrain, Ile de France ?!  » J’entends la surprise… Oui, je serai la seule étrangère sure le 10k, la seule française… Je rejoins le parvis de notre hôtel où nous étions sensées nous retrouver avec maman, mais elle tarde à venir, j’ai aussi oublié d’arrêter ma montre, 1h20 et des brouettes… Je suis le parcours des collations post-course, j’en reçois de tous les cotés et toujours pas de maman… je l’aperçois arrivant dans la zone famille de l’arrivée, je la rattrape et elle est toute surprise de me voir déjà médaillée… Je lui avais dit que je mettrais surement 1h45 (vu mon temps désastreux à la Run Disney) et elle prenait son temps dans la vielle ville. On est heureuses et on repart vers la chambre, car je commence à me geler de nouveau au repos.  

Une course avec 61% de femmes sur un 10k, un furieux désir de recommencer rapidement, dans un pays tel que le Canada où la femme est l’égale de l’homme dans une course officielle, où l’organisation ne te fait pas subir les kilomètres perdus. Les photographes arrivent à t’identifier même à dossard couvert dans un délai de 72h après la course et ce pour le prix de 27€ pour 121 fichiers photos et 3 videos HD ! 

Organisateurs de Marathon de Paris, 10K Paris et Run Disney France si vous me lisez, allez voir un peu du côté de Québec… 

Salut, c’est moi…

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Il existe très rarement des coïncidences, mais des chemins de traverse si. Et dans ma vie d’adulte, j’en ai emprunté pas mal et avec certains tunnels. En jetant un oeil dans le rétroviseur, je me suis aperçue que j’avais pris mes repères d’adolescente dans des fictions très variées qui ont rythmé mon imagination. J’en garde pour chacune de ces fictions, des souvenirs tendres et encore vivaces. Ca fait des fois du bien de replonger dans un bain de souvenirs réconfortants comme dans la chanson de Calogero, « Fondamental », pour pouvoir poursuivre ses rêves, se donner confiance. 

Depuis mon retour en octobre dernier, j’ai rencontré très rapidement et si facilement des personnes qui ont eu un effet presque magique, des gens « arc-en-ciel » qui m’ont permis de traverser un océan de changements aussi bien professionnels et personnels. Comme dans tous les contes de fées, il y a eu des baguettes magiques qui ont exaucé des voeux… Car il faut bien l’avouer, je ne suis pas née au départ sous une bonne étoile, et les sorcières et monstres m’ont bien mis le nez dans la poussière en me convainquant que j’étais incapable de faire ci ou cela. Mais voilà, je suis devenue réceptionniste, semi-marathonienne à deux reprises et j’ai en moi ce qu’il faut pour m’accomplir. 

Si les chemins de traverse ont jalonné et allongé le voyage, ils m’ont appris la patience, l’envie de découvrir et d’aller vers les autres mais surtout de ne jamais faire demi-tour. Un peu comme le vilain petit canard ou Kate Winslet jeune, devenus tous deux, de beaux cygnes ; je suis la licorne dont on se moquait, qu’on harcelait ou qu’on refusait de prendre dans son équipe. 

C’est ainsi que huit ans après qu’on m’ait assurer catégoriquement que je ne serai jamais réceptionniste, je rejoindrai l’équipe de réception-conciergerie de l’hôtel Disney’s Santa Fe le 18 Février. Alors, ne prenez jamais pour acquis ce que vous ne pouvez faire ou être, car vous seul savez ce dont vous êtes capable ! 

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Vœux à moi-même pour 2018

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Ça pourra paraître égocentrique à certains ou logique pour d’autres, mais hier soir, en passant l’année, j’ai été submergée par une vague de joie et d’espoir. 2017 avait commencé pleine de doutes, d’interrogations et a continué sa route à travers de belles rencontres, de gros (énormes) challenges, des voyages inédits et des moments de tristesse et de solitude pour conclure cette année.

Je me souhaite donc en ce premier jour de 2018, une dernière année heureuse pour ma dernière année de trentenaire épanouie : de beaux challenges avec du plaisir, des victoires quotidiennes, de belles rencontres, des amis et des proches. J’espère amener ma petite étincelle pour inspirer joie et bonne humeur, et dans cette optique trouver un nouveau poste où je pourrai m’épanouir avec bienveillance. Je souhaite trouver mon chez-moi, une jolie petite maison à mon image pour accueillir les gens que j’aime. Je souhaite visiter ou revisiter des lieux magnifiques, partir à l’aventure au volant de ma Titine. Je souhaite aller au delà de mes possibles, d’attraper mes rêves et de les partager pour que d’autres puissent attraper les leurs. Je souhaite attacher mes dossards et mes lacets de baskets toujours avec le même plaisir et le même sourire, car oui les kilomètres sont des pas que j’aurai osé faire, et à la ligne d’arrivée, ça sera déjà du passé. Je souhaite donc prendre la mesure de chaque pas, kilomètre, mot et page de mon livre pour écrire toutes ces pages blanches comme mon père avant moi avec tous ces albums photos empilés dans le salon pour me rappeler ma genèse.

Et vous, comment voyez-vous ce nouveau chapitre ?

Run Far, Run Fast, Run Free

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Comme promis, mon compte rendu de ma troisième participation à La Parisienne ; mais aussi un coup de gueule contre le genre macho misogyne et rétrograde, voire médiéval.

La Parisienne 21ème édition d’abord : sous le soleil caraïbéen avec toute la générosité de ses ambassadeurs. Un parcours magnifique et surtout, comme je dormais à 5 minutes du village, une grande énergie non dépensée dans la RATP (Rentre Avec Ton Poney) avant même le coup d’envoi. Pas de sac à mettre en consignes, juste apprécier le départ dans le premier sas public. Superbe médaille de Finisheuse ; pas de RP pour autant mais un énorme sentiment de bonheur d’avoir piqué un sprint sur les derniers 400 mètres,  mais pourtant… aucune photo prise de moi avec mon joli dossard 1086 sur tout le parcours… enfin pour l’instant. 

C’était un soulagement d’être respectée en tant que femme et que sportive, car le mardi précédent lors de mon inscription au Marathon de Paris 2018, j’avais essuyé des commentaires plus qu’agressifs et misogynes quant à ma participation en tant que femme et primo-participante. A cela j’avais répondu que si je croisais ce capitaine caverne, je me ferai un plaisir de le dépasser ! A quoi, ce faux-cul avait ri tout haut à mon audace ! Je me rappelle mon père qui m’avait demandé quand ma lubie de course à pieds allait me passer ?! Même topo au bureau… Ah la grandeur d’âme masculine du 3ème siècle avant JC !!! Je reviens, heureusement vers la civilisation dans quelques jours où fitness et féminité sont des atouts professionnels. 

La semaine prochaine je retrouve mes baskets pour 21,1km à Disneyland Paris, cette fois-ci ma mère est du voyage, ma première fan et j’ai hâte de partager en direct mon week-end fou.