Je vous ai compris (or not ?)

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Ces dernières semaines j’ai parcouru le passé, j’ai découvert des amitiés, j’ai essayé de comprendre le monde qui m’entoure… Sur le dernier point, il y a du travail ! J’ai un penchant pour croire que les autres ont un bon fond même si je me suis trompée. Bref, j’essaie de penser que le plus beau reste à venir. 

Hier, l’actualité mondiale s’est superposée à la réalité de mon quotidien, et je suis restée consternée devant tant d’ignorance et de bêtise… La personne avait inscrit non sans commenter en même temps, croyant obtenir mon admiration, sous la rubrique nationalité « White American », comme si nous étions en l’an 2018 avant l’avènement des Droits de l’Homme ! Quant à la civilité de cette personne de race blanche du continent nord américain, elle s’est proclamée Lady alors que son passeport n’en faisait nulle mention… Cela fit voyager mon cerveau et mes souvenirs vers notre Dame Liberté qui accueillait les migrants dans le port de New York et du Nouveau Monde, avant qu’ils soient enfermés, questionnés … mais non séparés de leurs enfants sur Ellis Island. Mais à ce moment là, leur président actuel n’existait pas ni les précédents d’ailleurs…Ca s’appelle l’Histoire, la Culture Générale que les grands mégalomanes de ce monde arrangent à leur sauce pour servir leur chapelle.  

Nous ne pouvons pas être tenus coupables du passé, mais nous sommes responsables du futur. En tant que citoyens éduqués et conscients, nous avons le devoir de partager la mémoire collective et les héros passés pour ne pas répéter les mêmes erreurs une fois de plus. Ne nous laissons pas éblouir par des moralisateurs qui n’ont été choisis que par soif de nouveauté et de changements et non par démonstration de leur talent à gouverner.

 

Bye Marathon’s Dream

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Mes premières vacances depuis l’été dernier, tout semblait parfait. La valise était remplie de tenues de course, ma tête était pleine de motivation pour faire de jolies sorties ensoleillées. Mon anniversaire s’était passé de la meilleure façon qu’il soit, et laissait un parfum de futur voyage pour le prochain, THE BIG ONE ! Bref, que du bonheur.

Le lundi, j’entamais le voyage vers la Côte pour accompagner mon père vers le caveau familial. Beaucoup d’appréhension et quelques heures plus tard, j’avais accompli ses dernières volontés sous un soleil qui lui aurait fait plaisir.Une chambre avait réservé à La Pérouse à Nice pour une nuit, pour profiter un peu. Je ne connaissais pas et ce fut très agréable entre soleil, ambiance sympathique, rues animées, bord de mer et l’idée que le lendemain matin, je ferai aussi ma sortie parmi tous ces coureurs.

Mardi matin, je sautais dans ma tenue de course soigneusement préparée à notre retour du Vieux Nice la veille au soir. Préparées pour une belle promenade, nous descendimes par les escaliers … et entre le palier, mon pied gauche ripe avec la moquette épaisse et c’était fini ! Je reprends mes esprits et mon souffle, nous continuons notre descente mais en ascenseur. Le coeur n’est plus à la fête, mais je souris aux photos et nous effectuons notre balade en marchant 3,5km. Mon cerveau essaie de se convaincre que ce n’est rien, je ne veux pas que la chute soit réelle. Nous repartons plus tôt que prévu, désolée d’avoir désormais trop mal pour profiter d’un dernier déjeuner sur place. La douleur ne part pas et la cheville est enflée et bleue. Je passe ma dernière journée de vacances avec un sac de glaçons sur la cheville à regarder les coureurs sur la route au dessus de la maison.

Mon retour se fait dans la douleur, car 1/ je dois récupérer la voiture sur le parking et 2/ l’ascenseur est toujours en panne… Le bilan est amer : deux semaines d’arrêt, une attelle, du repos obligatoire et un ascenseur toujours en panne ! 

Lincoln : Ô Captain, My Captain…

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daniel-day-lewis-en-lincoln« Lincoln », le dernier biopic du Maitre Spielberg est une petite merveille. Le dernier mois de la vie du 16ème Président des USA qui met tout en oeuvre pour en finir avec la Guerre de Sécession. L’intrigue tourne autours du vote du 13ème amendement qui abolira l’esclavage dans l’ensemble des états américains. On voit à chaque scène le soucis du détail de la réalisation de Steven Spielberg : les discours, les décors, les costumes nous plongent complètement en 1865. Le film a abouti après douze ans de recherches et même les papiers peints ainsi que les livres du bureau de Lincoln sont à l’identique historique. 

Les principaux acteurs Daniel Day Lewis et Sally Field sont tout simplement magiques, des monstres de vérité et de gestuelle. Les doublages sont bons ainsi que la synchronisation, ce qui fait défaut généralement dans les films de discours. 

Lincoln a été le premier président américain a être victime d’un assassinat, Kennedy fut (pour l’instant) le dernier. Tous les deux oeuvrèrent pour l’égalité des droits. Indépendamment de leurs défauts propres, ils croyaient à la justice et à la démocratie.